Retour sur les 24h de l’INSA 2026
Petit retour sur l’édition 2026 des 24h de l’INSA, la course d’ultra endurance ultra locale puisqu’elle se déroule entièremement sur le campus de la Doua à Villeurbanne. L’ECOV a participé massivement à cette édition avec pas moins de 4 équipes et un coureur en solo.
Le principe est simple : parcourir le plus de tours d’un circuit de 2,4km en 24h. Les membres d’une équipe (de 2 à 4 personnes) se relaient tandis que les inscrits en solitaire doivent gérer leur effort pour tenir sur la durée.
Les équipes engagées :
- ECOVadrouille : Julien, Lionel, Oscar, Adrien (🥈 deuxième place)
- 2 Fast 2 ECOV : Aurélien, Louis-Julien (🥉 troisième place)
- ECOVanguard : Brieuc, Sylvain, Pierre-Marie (🍫 quatrième place)
- ECOViennes : Julie, Ellina, Émilie, Clémence (🏆 première place féminine)
- Arnaud en Solo (32ème au scratch et 7ème en solo)
On notera également la présence de Jules, engagé avec un groupe d’amis.
Photos ECOV, 24h de l’INSA
LES COURSES
ECOVadrouille 🥈
Un seul but : la gagne ! Un bel objectif pour lequel nos vadrouilleurs se sont battus jusqu’au bout. Leurs relais courts et intenses leur ont permis d’aller chercher la deuxième place avec 351 tours, à 10 petits tours de la victoire.
2 Fast 2 ECOV 🥉
Avec seulement 2 coureurs et l’objectif de faire le meilleur résultat possible, les 2 Fast ont laissé toutes leurs forces dans la bataille. Une chute de Louis-Julien après seulement 3 heures de course aurait pu signer la fin prématurée du week-end. Malgré les blessures, la chaleur, le manque de sommeil et les crampes, Louis-Julien et Aurélien sont restés mobilisés jusqu’au bout pour parcourir 341 tours et défendre leur 3ème place.
ECOVAnguard 🍫
Double objectif pour les Vanguard : soutenir les autres équipes tout en jouant le meilleur classement possible. Avec seulement 3 coureurs, les relais sont plus longs et la gestion du sommeil commence à être un vrai enjeu ! Le double objectif est rempli avec grand succès : une belle quatrième place avec 340 tours tout en ayant apporté un soutien précieux à toute la team ECOV.
Les ECOViennes 🏆
En plus de remporter la victoire féminine, les ECOViennes n’ont pas compté leurs efforts pour être également bien placées au classement général. Elles parcourent 311 tours, pour une 14ème place.
Arnaud Duval
Après une participation en solo en 2013 où je me rappelle avoir galéré sans me souvenir davantage des détails, j’avais décidé de m’y remettre cette année. La préparation n’était pas vraiment minutieuse mais j’avais quand même pu faire quelques sorties de 6 heures avant l’épreuve et je m’étais trouvé plutôt en forme aux 3 cols 10 jours plus tôt.
14h : la course part plutôt vite mais je m’efforce de rester le plus possible dans les roues tout en évitant de rester en queue de peloton pour ne pas subir les relances sur un circuit qui en compte 7 par tour de 2,2 km (sans oublier une petit rampe pas très longue mais qui nécessite quand même un petit surcroît de puissance).
Au bout d’une heure de course, on en est à un peu plus de 37 km/h de moyenne.
Au gré des passages de relais, le peloton de tête se réduit et on n’est plus que 3 au bout de 3h de course avec une vitesse moyenne toujours pas loin des 36 km/h. Il fait chaud (autour des 31~32°C) et surtout, c’est la première grosse chaleur de l’année à laquelle je ne suis pas encore habitué. Au bout de 3h30, je fais un premier arrêt car je surchauffe sévèrement. J’aurais aimé faire court mais il m’a fallu 45 minutes avec un pain de glace sur la tête pour retrouver des sensations correctes.
C’est reparti pour 1h45 de roulage où je dois à nouveau m’arrêter pour faire refroidir le moteur. Je suis vraiment en galère et surtout ça m’enlève totalement l’envie de manger, ce qui risque de poser des problèmes sur 24h. Je m’arrête presque une heure entrecoupée de quelques tours de circuit à allure réduite.
J’arrive ensuite à me faire presque 5 heures non stop car la température a bien baissé avec la nuit. Reste que je traine une bonne dette de sommeil depuis le début de la semaine et que la fatigue se fait ressentir. Je mange une bonne plâtrée de salade de riz puis c’est parti pour 3h30 de sommeil (je n’ai pas pu faire moins).
C’est donc reparti sur les coups de 6h du matin mais la chaleur fait son retour vers 9h et avec elle les pauses, un peu plus courtes que la veille, pour s’arroser et tenter de refroidir. Je n’ai pas compté le nombre de litres d’eau que j’ai pu me renverser sur la tête jusqu’à l’arrivée, mais on doit approcher des 20~30 litres.
Enfin, à 14h, c’est la délivrance. Je suis fatigué mais pas au bout du rouleau puisque dès que j’arrive à refroidir, je me sens tout de suite mieux.
Bilan : 573 km, 17h30 de roulage effectif, 32ème au scratch et 7ème en solo. Les quelques places devant moi ne sont pas très loin mais les 3 premiers me semblent imprenables. J’y retournerai, bien entendu, mais probablement en équipe pour les éditions à venir, jusqu’à ce que je perde à nouveau la mémoire…
LES PODIUMS
CONCLUSION
Au-delà des résultats, on retiendra surtout le plaisir d’avoir vécu pendant 24h dans le campement ECOV et la solidarité dont chacune et chacun ont fait preuve. Pour donner un coup de main au transfert de transpondeur lors du passage des relais ou faire d’innombrables allers-retours pour remplir les bidons, il y avait toujours quelqu’un, de jour comme au milieu de la nuit.
On se donne rendez-vous en 2027 pour la revanche de la Vadrouille !




















